Personnages célèbres
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Jacques-Amédée Doléris : |
Le docteur Doléris, né à Lembeye en 1852, est mort dans ce même village en 1938.
Gynécologue de renommée internationale, monsieur Doléris fut député des Pyrénée-
Atlantiques en 1925. Président de la Chambre d'agriculture, du conseil général, il
fut aussi maire de Lembeye. A la retraite dans son village, il s'occupe très vite de la
viticulture du Vic-Bilh. Auteur de nombreux ouvrages sur la vigne, il créa à Lembeye en
1910 une chaire spéciale d'agriculture. L'ingénieur qui dirigea cette chaire fut envoyé par
le docteur Doléris en Bourgogne pour y étudier les nouvelles méthodes de vinification et
les transmettre aux vignerons du Vic-Bilh.
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Joseph Peyré |
"Joseph Peyré, né en 1892 à Aydie est mort à Cannes en 1968. Il fit de brillantes
études littéraires au lycée Henri IV à Paris où il fut l'élève du philosophe Alain, et à
la Faculté de droit de Bordeaux où il a soutenu une thèse de doctorat. Ses talents
d'écrivain furent très vite reconnus et lui valurent le prix Goncourt en 1935 (pour son
roman Sang et Lumières qui sera porté à l'écran en 1953). Son oeuvre comprend 45
romans édités entre 1921 et 1924. Joseph Peyré revenait souvent dans son Béarn
natal où, respectueux des traditions, il coiffait le béret."
Robert Lafitte-Houssat
Mon village Mon village n’a pas un relief historique,
Il reste d’un canton le paisible chef-lieu ;
Nul pour lui n’a livré de bataille homérique,
Il n’a jamais connu la gloire d’un haut-lieu.
Me suffit de savoir son passé de bastide :
Vestiges rayonnants du temps médiéval,
Le promenoir couvert, et le rempart solide,
Stratégique gardien du proche et calme val.
Offrande au ton pastel d’un très doux paysage,
Qu’émaillent froment d’or du vignoble vermeil,
Où les champs de mais prennent changeant visage,
Sous les minuits de lune ou les feux du soleil.
Rivière au profil bleu, pêches de mon enfance :
Fréquentais ligne au clair les abords du vieux pont ;
Délices du rugby pour mon adolescence,
Où, ballon bien serré, courais à plein crampon.
Village où tout le monde connaît tout le monde,
Vit le rythme des jours de la même façon,
Unis fête et labeur en fraternelle ronde,
Conjuguant du bonheur l’image et la leçon.
Leur boléro lamé frôlant bas les coursières.
Sous les vivats nourris montant des spectateurs,
Pour la feinte ou le saut corps tendu, poses fières,
Dans l’arène voici les vaillants écarteurs !